“Il y a beaucoup de spécialistes qui cumulent mal de tête et commotion cérébrale”, précise le directeur médical de la FFF.

“Il y a beaucoup de médecins qui combinent maux de tête et commotion cérébrale”, explique à l’AFP le Dr. Emmanuel Orhant, le directeur médical de la FFF, est l’auteur d’une étude sur les causes de décès des ex-footballeurs (1968-2015) en France, premier grand championnat.

Quels sont les points principaux de votre étude ?

Premièrement, il y a un faible pourcentage de personnes à faible revenu en France, malgré l’âge du décès. Ceci est similaire aux performances précédentes du Comité international olympique ou (Daniel) Mackay au championnat écossais. Deuxièmement, il prévient le cancer et les maladies cardiovasculaires. Troisièmement – et c’est le pire – plus de maladies neurodégénératives. En comparaison avec la population du même âge et une femme, le risque de développer une démence est passé à trois (3,38, ndlr) et à quatre à quatre une démence d’Alzheimer (4,08, version éditée).

Pouvez-vous identifier les causes de cette grande mort liée à la démence ?

Cela se voit dans des sports connexes comme la boxe, le hockey sur glace ou le football américain. La cheville et la cheville en sont la cause. De nombreux spécialistes, y compris les maux de tête et les commotions cérébrales, diraient pour les maux de tête. Cependant, d’après nos recherches, on pense qu’il s’agit d’un problème physique et non d’un jeu de tête. Plus la carrière est longue, plus le risque de démence est faible. (…) S’il s’agit de jeux de tête, cela augmentera progressivement avec le temps.

Quelle est la position de la Fédération française par rapport au jeu de tête ?

Trois groupes de fédération sont en désaccord les uns avec les autres. Les Anglais, Écossais et Irlandais ont interdit la tête du jeu à l’entraînement des moins de 12 ans en 2020. Dans le sport, en revanche, ils frappent quand ils veulent… Deux ans après tout, qu’est-ce qui a changé ? Nous ne savons pas. Nous ne savons pas si la loi sera maintenue en petits groupes, nous savons juste que le chemin a été bien accueilli par le public britannique. Le deuxième point de l’Allemagne avec cette déclaration est la vérité : “il n’y a aucune preuve scientifique suggérant que les jeux de tête sont nocifs”. Leur façon de réduire la taille des balles, leur gonflement, la taille du terrain et des buts et surtout de renforcer les muscles du cou et d’apprendre à faire les muscles de la tête, permis sans limitation. Jouer avec la tête provoque de petites lésions cutanées – vous pouvez le voir sur les tests neurocognitifs ou les IRM – mais faire le même test une semaine plus tard, revient à la normale. Au niveau scientifique général, il n’existe aucune preuve d’un lien direct ou indirect entre les maux de tête et les maladies neurodégénératives. La France est dans le troisième groupe : on ne sait pas, on continue à travailler. Il y a beaucoup de travail à faire au niveau de la DTN pour voir comment les chefs s’impliquent chez les enfants par exemple.

Tu t’inquiètes plus que les jeux de tête…

Depuis 2015 à la FFF, nous avons accompli notre sixième changement lors d’une commotion cérébrale. Chaque fois qu’un joueur recevait un coup de poing, il devait se rendre deux fois chez le technicien. Nous sommes les seuls en Europe à mettre en place ce protocole. On se protège du jeu dur et des commotions cérébrales car, dans ce cas, on sait à 100% que c’est la cause des maladies neurodégénératives.

Les résultats de vos recherches peuvent-ils entraîner des changements dans les protocoles et les pratiques ?

Au cours de la période 1968-2015 sous revue, il y a eu beaucoup de mauvaises relations, contrairement aux ballons, aux saisons d’entraînement et autres forces, les joueurs ont obtenu deux performances à chaque fois. On parle d’un autre football, les règles du jeu ont changé. A partir de 2016, être attaché avec un carton rouge attaché aux coudes pour se protéger. En Allemagne, une étude a montré 20% moins de commotions cérébrales au cours des trois dernières années. Ça vaut la peine de faire la même leçon dans 25 ans, on verra que le football a beaucoup changé.

Mathieu Idiart avec l’AFP Scénariste RMC Sport

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