“Le long terme, c’est l’entraînement, mais ça a été en toi toute ta vie”

-Xavier, comment as-tu trouvé cette formation d’ultra-trail, alors qu’elle n’était pas visible du public ?

Maintenant, depuis mon enfance, j’ai toujours fait du trail. Auparavant, cela ne s’appelait pas du trail, mais nous avons toujours couru de cette façon. Je fais du cross-ski à la base, et je pratique cross-skier, l’été, je me concentre vraiment sur la course à pied dans la nature, car c’est un exercice qui est très proche de la promotion du cross-ski et autres. Donc nous tous skieurs de fond, même si nous étions des enfants dans un groupe, nous avons toujours pratiqué la voile d’une certaine manière depuis notre enfance, parce que c’est tellement la même chose, beaucoup de choses vraiment les mêmes. Ensuite, bien sûr, je fais de la course à pied depuis la 5e, 7e, je ne sais pas… C’est quelque chose que je fais depuis que j’ai commencé. Ensuite, mon premier concours c’était en 2009 ou 2008, environ. En fait, je me suis inscrit à la course sur route car il y avait, à l’époque, une course de ski de fond, en cours, qui s’appelait la Transjurassienne, qui était la plus importante de la course. Ils ont fait un parcours l’été, en juin, et puis on a pu jouer le poste des deux, et ça s’appelait le challenge Transju. Alors j’ai fait la Transjurassienne l’hiver, je me suis bien installé, j’aime la voile donc je me suis dit “allez, je jouerai le rôle de Transju”Dans la construction de la route Transju. C’était 70 kilomètres, donc c’était mon premier voyage. Ça a bien marché aussi, donc j’ai gagné la Transju, et après cette première expérience de course sur route, il y a quelques années, je me suis lancé là-dedans.

– Comment trouver un sport sérieux quand on est jeune, comme soi ?

En fait, en remontant un peu dans le passé, avant ces événements, j’étais en section sport-études au lycée technique Toussaint Louverture de Pontarlier, et c’est là que j’avais des heures faciles. J’ai donc pratiqué le ski et le biathlon pour m’entraîner avec mes coéquipiers. J’ai fait les Coupes de France, les championnats nationaux, je suis allé à la Coupe d’Europe de biathlon quand j’étais jeune. Ensuite, l’entraînement en biathlon, en ski de fond, c’était vraiment mauvais, c’étaient des exercices courts de trente, quarante minutes. J’ai raison, disons simplement que j’ai eu de bons résultats parfois, parfois moins bons, parfois pas si souvent, donc je ne suis pas fauché. Mais j’ai toujours admiré le travail acharné et la persévérance, et souvent quand on étudie avec des amis, j’y retourne, pour ne pas dire que je suis plus fort, pas seulement ça, mais parce que j’aime cette idée de liberté, de créativité et d’un long voyage, certes un peu plus rapide, mais beaucoup plus long. Et souvent, pendant les vacances scolaires à la maison, je termine mes entraînements d’été, et puis quand j’ai des temps de stage, ce sont mes semaines de ressourcement, car quand je suis célibataire à la maison, je laisse des heures et des heures à courir. Et je pense qu’aujourd’hui, avec toute la technologie, les montres, les choses, on peut voir le nombre de kilomètres, mais à cette époque, ça n’avait pas ça, donc on l’a pris quelque part sur la carte et on a regardé. Mais je sais que quand j’avais 14/15 ans, j’ai d’abord fait des voyages de 40/50 milles. Donc, en ce qui concerne l’échelle adulte d’aujourd’hui, il semble que je faisais de l’ultra à l’époque. Je l’ai fait parce que je voulais être meilleur que moi-même, mais je voulais aussi explorer des lieux. La première raison était de quitter la maison. J’habite aux Plans d’Hotonnes, donc c’est un petit village, mais non, c’est un village de quatre maisons qui se succèdent, au fin fond du Jura. Le but c’est de prendre une carte IGN et d’aller voir comment ça marche, regarder les courbes de niveau de la carte, et se dire “là beauté, là beauté”. Alors je partirai. La plupart du temps, mon petit frère m’accompagnait, parce qu’il voulait ça, savoir, c’est son truc. Alors tu y vas, on en profite depuis notre enfance, avec mes frères et ma sœur. Séparé un peu, mais très proche de la nature et des sports. Nous avons donc fait de notre mieux à ce moment-là. Et bientôt, c’est pour ça que ma formation ultra trail m’a tant aidé, car bien sûr, c’est la patience et l’amour pour s’évader, plus que soi-même, pour voir une limite d’un autre. Je pense que le temps de l’enfance et de l’adolescence a joué un grand rôle dans la suite.

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