Pour les jeux d’hiver de 2030, l’Espagne est laissée seule

Les Japonais de Sapporo peuvent dormir tranquilles : leurs adversaires se lancent dans la course aux jeux d’hiver de 2030. L’Espagne, encore plus.

La candidature de Barcelone et des Pyrénées aux équipes olympique et paralympique en 2030 va booster la publicité. Mais surtout, ils ont pour effet d’entretenir des doutes sur le timing du projet.

Il était considéré comme le dernier. Il s’agit de l’organisation prochaine du référendum sur le programme olympique. La ministre du président de la Generalitat (gouvernement local catalan), Laura Vilagrà, a annoncé lundi 4 avril lors d’une conférence de presse que la tenue d’une conférence locale le 24 juillet, la nuit du trentième anniversaire de l’ouverture de la 1992 Jeux de Barcelone.

Cela se fera en deux étapes. Et, selon les mots du leader politique catalan, «choix politique“. De toute évidence, sa décision déterminera le résultat de la demande.

Le premier tour du référendum appellera les citoyens des communes pyrénéennes sur le projet à donner leur avis. On leur demandera s’ils souhaitent que le gouvernement catalan conserve ou non leur candidature. Au total, environ 55 000 personnes pourraient être invitées à prendre la parole. “Nous écoutons directement les locaux“, a confirmé Laura Vilagrà lors d’une conférence.

Les résidents des autres villes seront invités à participer à l’organisation de l’événement. Si une réponse positive est obtenue, ils peuvent organiser des camps d’entraînement et/ou des activités qui ne sont pas directement liés aux jeux d’hiver.

Contrairement aux Japonais à Sapporo, les Espagnols iront donc aux urnes lors de leur voyage aux JO. Démocrates, oui, mais très difficile.

Autre dossier qui risque de remettre en cause la candidature espagnole : le différend politique entre la Catalogne et l’Aragon. Les deux parties sont séparées par la répartition des actifs et des responsabilités. Leurs combats se sont intensifiés ces derniers jours.

Vendredi dernier, une réunion consacrée au programme olympique s’est tenue au siège du Comité olympique espagnol (COE). Pendant le cours, la documentation théorique des champs de compétition est enregistrée. Il propose à la Catalogne d’accueillir le ski alpin, le snowboard, le ski et le ski de montagne dans les Pyrénées, ainsi que le hockey sur glace à Barcelone. Aragon se spécialisera dans le biathlon, le freestyle, le skating (artistique, de vitesse et courte piste) et le curling.

Un point d’interrogation sur le ski et le combiné nordique côté neige, le bobsleigh, la luge et l’os côté neige, même si l’Espagne n’a pas de source et de piste olympique. Le programme espagnol peut rechercher un pays voisin.

Seul problème, mais de taille : la réunion organisée par le COE pour valider le dossier technique a été marquée par l’absence des délégués d’Aragon. Trois personnes étaient assises autour de la table : Alejandro Blanco, président du COE, José Manuel Franco, chef du Conseil supérieur des sports, venu remplacer le gouvernement espagnol, et la catalane Laura Vilagrà (photo ci-dessus). Assis séparément. Elle doit être occupée par un messager d’Aragon.

Étonnamment, les annonceurs du programme ne cherchent pas à cacher leur part. Ils se présentent au monde entier, comme s’ils avaient l’intention de faire pression sur Aragon de cette manière. À la fin de la réunion, le Comité olympique espagnol a publié un communiqué de presse indiquant que le concept avait été discuté et finalisé. Mais il continue :Nous espérons et sommes convaincus que le Royaume d’Aragon se joindra à cette idée“.

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