Selon le premier ministre de Saint-Dalmas-le-Selvage, “la population est troublée par la nature du Mercantour”

Est-ce que n’importe qui peut devenir maire « à temps », alors que son père est en poste depuis quarante-deux ans ? C’est le cas de Jean-Pierre Issautier, à la tête de Saint-Dalmas-le-Selvage depuis 1995.. Ce berger de 75 ans est constamment confronté à des défis : la rue Bonette, le conflit historique avec le parc national du Mercantour et le tourisme nature. Et parler de la difficulté des petites mairies, prises dans le conflit entre Métropole et Département.

Le Col de la Bonette a-t-il rouvert ?

Il a été ouvert à partir de mercredi midi. La route est dégagée, ce qui est la meilleure nouvelle.

Comment est cette bonne nouvelle ? Que signifie cette route pour vos habitants ?

C’est la source d’oxygène de la vallée de la Tinée en été. C’est important pour nous, à Saint-Dalmas-le-Selvage et Saint-Étienne-de-Tinée. Nous sommes sur le point de mourir pour le reste de l’année. L’économie peut fonctionner. Il conduit beaucoup de gens, des voitures. C’était la porte nord des affaires et la ville principale.

Vous parlez d'”oxygène pulmonaire”. Ce n’est pas ce que tout le monde pense…

Nous recevons un peu de bruit des motards. Il peut être géré au niveau national, avec quelques ajustements sérieux. Nous sommes au coeur du parc national. Je soutiens les parcs publics, mais il faut avant tout protéger ceux qui vivent au cœur de ce genre. Si c’est une voiture, il y a un avantage touristique et économique. Nous devons essayer de combler le fossé entre l’écologie et l’économie.

Vous êtes l’une des rares communes à ne pas avoir encore mis en place la charte du parc public du Mercantour : pourquoi ?

Nous avons une responsabilité avec le tabac. Les gens ont été grièvement blessés et les fonctionnaires ont été blessés. Par exemple : chaque année, un groupe de Saint-Étienne-de-Tinée gravit le plateau de Sestrières. Il y a quelques années, deux gardes sont venus parler au curé, car il n’avait pas le droit de faire ce genre de témoignage au cœur du parc. Sinon, ils punissent les gens pour avoir cueilli des pissenlits et des épinards, tandis que les cerfs et le bétail les mangent. Pas cohérent. Maintenant, la relation est calme.

Voulez-vous conclure le bail?

Actuellement non. Pour remercier le public. Les anciens étaient en grande difficulté.

A l’exception de Fontan, seules les communes de la Haute Tinée refusent la charte. Comment l’expliqueriez-vous ? Le loup n’a-t-il pas joué ? Christian Estrosi, proche de Tinée, était contre le loup…

A Tinée, nous avons des coursiers qui sont des cow-boys… Je suis berger. Nous pouvons voir la vision binoculaire derrière les rochers. Ils examinent les coûts totaux des façons dont nous obtenons les billets. Il n’y a pas de connexion. Quant au loup, je sais qu’il a été présenté [NDLR: il y a pourtant un consensus scientifique sur le fait qu’il est revenu naturellement en France]. Mais aujourd’hui, il est là. Je remercie Christian Estrosi, qui nous a protégés des loups. C’est aussi ce qui a changé les règles. Les groupes de moutons ne nous aident pas. Ils ne le font que pour les clients.

Votre ville est l’un des pôles de Métropole, avec Isola 2000 et Auron. Que montre-t-il ?

Saint-Dalmas est l’hôte naturel des hôtels Nice-Côte d’Azur. Nous vous proposons ski de fond, raquettes, sorties ski. Ensemble, Auron va mieux. Beaucoup de gens skient à Auron pour louer à Saint-Dalmas. Il prend soin de notre économie.

Il existe un programme de réhabilitation du sanctuaire de Sestrières, soutenu par la Métropole. Où sommes-nous

Notre président, Christian Estrosi, est un défenseur très important et passionné de l’asile à Sestrières. Mais il a été attaqué par des groupes pour empêcher la tendance. C’est un gros projet que nous soutenons, mais c’est en bordure du parc national. Le préfet a mis fin au programme, pour cause d’annexion. La Commune a pris l’initiative de restaurer cet abri, à faire de manière humaine. Metropolis nous aide. Aujourd’hui, 80m² c’est la densité dans le pays, nous souhaitons la porter à une cinquantaine de mètres. On l’ouvrirait en été pour les randonneurs, avec restauration, umi moe. L’objectif est de le faire d’ici fin 2023.

A la présidentielle, surprise : Mélenchon est arrivé en tête à domicile dès le premier tour…

Vous n’êtes pas le seul à être surpris. En vingt-huit ans, je n’ai pas vu ça. Mais ce choix est pour mes adversaires. Pour ma part, je suis républicain. Ce n’est pas une élection. La population a changé, plus de jeunes sont venus à Saint-Dalmas, il est devenu plus facile de voter. Dans le passé, nous savions qui choisissait ce qui est différent aujourd’hui.

Comment êtes-vous devenu cette personne ?

Au bon moment. Mon père a été maire pendant quarante-deux ans et a été battu par quelqu’un qui est venu me chercher. J’étais troublé : dans les petits villages, il y avait beaucoup de jalousie. Mais il a su me faire changer d’avis. Aujourd’hui, je suis le maire 24 heures sur 24, 365 jours par an. Parfois triste.

Pourquoi le fardeau ?

Le côté controversé. On nous demande de soutenir les candidats (sponsors, président, législature). Au lieu de gêne et de douleur, ce sont les deux collectivités, Métropole et Département, mais aussi le District, où nous habitons. Ce qui n’est pas permis, c’est qu’on nous demande de voter. Nous avons besoin de l’aide financière de tous. J’ai mes idées, mais en tant que maire, je suis là pour aider les gens, faire le travail, aider tout le monde.

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